Alimentation-Agroécologie-Consommation

Il n’y a rien de plus ignoré des citoyens que la terre à laquelle ils doivent leur survie quotidienne.

Une crise alimentaire planétaire se profile à l’horizon mais les solutions sont à portée de nos mains.

L’agriculture industrielle

L’agriculture industrielle ne peut produire sans détruire parce qu’elle ignore les lois du vivant. Elle repose sur la trilogie des intrants : engrais chimiques, pesticides de synthèse, semences sélectionnées.

La terre, gorgée de produits chimiques, ne peut se régénérer parce qu’elle est vidée de toute forme de vie, comme les vers de terre ou  les bactéries…de plus les machines agricoles pesant des tonnes écrasent le sol…la terre nourricière est en voie de désertification et le taux d’humus tombe à 1%!

C’est le système le plus onéreux et le moins rentable de toute l’histoire !

  • 3 tonnes de pétrole pour fabriquer 1 tonne d’engrais.
  • 10 kilos de céréales à donner à un bœuf pour 1 kilo de viande.
  • 4000 litres d’eau pour 1 kilo de viande.
  • 12 calories d’énergie consommées pour produire 1 calorie supplémentaire…   

Dans ce système, la terre ne doit plus produire de la nourriture mais cracher de l’argent, l’agriculteur devient un « exploitant agricole » et il n’a plus d’autonomie. Quant au consommateur, il ignore tout de la fabrication de sa nourriture : « avant de manger on ferait mieux de se souhaiter « Bonne chance » plutôt que « Bon appétit » ! (Pierre Rabhi).

L’Europe agricole a réduit le nombre de paysans à 4 % de la population alors que l’autonomie alimentaire constitue le fondement indispensable à toute structure sociale !

L’agroécologie : une alternative incontournable

Produire naturellement et consommer localement : respecter les impératifs établis par la nature depuis 4 milliards d’années !

L’agroécologie répond au constat de Lavoisier selon lequel « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Ainsi tout s’inscrit dans un cercle permanent : la coopération et l’associativité sont les 2 principes qui ont permis l’émergence et la perpétuation de la vie.

Le compostage permet d’obtenir, par fermentation, une matière qui donne la vie : l’humus.

Cet humus, en fertilisant et en fécondant la terre, libère le paysan des intrants chimiques, le rend autonome et remédie à la désertification (taux d’humus 6%)

L’agroécologie est une formidable révolution agronomique car elles permet aux populations de retrouver leur capacité à se nourrir par elles-mêmes.

Mais c’est aussi une révolution sociale, un nouvel art de vivre car elle introduit une rapport différent entre l’être humain, sa terre nourricière et son milieu naturel.

Plus qu’une alternative agronomique, elle replace l’humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant.

Consommation:

CONSOMMER EST UN DEVOIR CIVIQUE.

On n’intéresse les dirigeants qu’en tant que consommateurs : le moral des ménages se mesure à la hauteur de caddie !

Augmenter la consommation dope la croissance des entreprises et les recettes fiscales de l’État.

Dans ce contexte, cultiver son jardin est un acte de résistance civile !!!

On nous présente la croissance comme une solution alors qu’elle est le problème.

Les multinationales ont colonisé notre imaginaire, il est vital pour elles de nous réduire à de simples consommateurs.L’isolement que nous ressentons est une construction du système et nos achats sont autant de bulletins de vote pour l’industrie agroalimentaire et le travail des enfants dans les sous-sols du Tiers Monde.

Un ménage occidental ne consacre que 15 % de son budget à la nourriture !!!: l’indispensable est banalisé au profit du superflu. Notre bouffe est une matière surabondante, frelatée, manipulée, polluée…s’alimenter revient à avaler toute l’année des denrées impersonnelles, anonymes, ayant parcouru des milliers de kilomètres…

Nous ne voulons plus d’un monde qui stimule tous les désirs sans répondre aux vrais besoins.

Il faut sortir du super marché et se réapproprier la distribution : recréer des circuits courts, remplacer la culture de la consommation par la culture de l’échange et du partage, recréer de la solidarité et redonner envie de faire ENSEMBLE.

Les initiatives citoyennes autour de l’alimentation ont pour objectif de reprendre le pouvoir sur notre existence, de changer notre façon de produire et de consommer, de redécouvrir la vraie nourriture qui réjouit l’âme et le corps et favorise la convivialité.

Ce vivre ensemble qui renaît localement est précieux tant le manque de cohésion sociale a fait des ravages.

Il ne s’agit pas seulement de cultiver de la nourriture, il s’agit de construire une communauté !

C’est la densité du tissu social qui nous permettra de résister  au choc de la crise.

Notre mouvement citoyen se donne les moyens de choisir notre futur plutôt que de le subir !

                                         ZERO ENGRAIS

                                         ZERO PESTICIDES                                                 

                                         ZERO DECHETS

 

Personnes relais: Kathleen Courtois & Carine Decuypere – aac.wavreentransition@gmail.com